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Prévention / Réduction, cap vers le zéro déchet

La réduction des déchets c’est quoi ?

La prévention regroupe l’ensemble des actions permettant de réduire la production des déchets à la source. Elle agit sur toutes les étapes du cycle de vie de l’objet avant de devenir un déchet, comme le montre le schéma suivant :

Ainsi, par différentes actions (réduction des emballages, achat d’occasion, limitation du gaspillage alimentaire…), la prévention participe au développement de l’économie circulaire.

L’économie circulaire ?

Pour comprendre ce qu’est l’économie circulaire, il faut d’abord comprendre l’économie actuelle qui est très largement linéaire :
Elle consiste à extraire des ressources naturelles, pour les transformer et les consommer, puis les jeter.  Chaque ressource est donc utilisée une fois

L’économie circulaire, quant à elle, regroupe toutes les solutions qui permettent de réinjecter les ressources dans le processus afin de limiter leur utilisation et donc leur gaspillage (énergie, eau matières premières…).  
Par exemple, le recyclage permet de réutiliser une matière pour créer un nouvel objet. La réparation donne la possibilité d’allonger la durée de vie d’appareils initialement défectueux.

Ainsi, la prévention des déchets est une part essentielle de l’économie circulaire, l’économie de demain.

Les enjeux

Environnementaux

En plus d’éviter les impacts environnementaux liés à la gestion des déchets, la prévention limite également ceux générés tout au long du cycle de vie du produit : extraction des ressources naturelles, production des biens et services, distribution, utilisation. C’est un levier essentiel pour réduire les pressions que font peser sur les ressources nos modes de production et de consommation.

Sociaux

En favorisant le don, la vente d’objets et l’achat d’occasion, la prévention encourage le recours aux Entreprises de l’Economie Sociale et Solidaire, qui ont pour but, entre autre, de sortir de l’isolement par le travail les personnes en difficulté. Elle permet également de favoriser l’implantation de lieu d’échange et de vente à petit prix, et ainsi rendre accessibles certains biens aux plus fragiles d’entre nous.

Economiques

D’un point de vue individuel, la réduction des déchets permet de faire d’importantes économies à l’échelle d’un foyer. Par exemple, on estime que le gaspillage alimentaire représente une perte de 450 € par an et par famille. Le réduire permettra d’alléger votre poubelle plutôt que votre porte-monnaie. De même, boire l’eau du robinet permet d’économiser plus de 240€/an pour une famille de 4 personnes.

La prévention permet également de réduire le coût de gestion des déchets : moins de déchets produits, c’est également moins de déchets à collecter et à traiter. Aussi, en s’y mettant tous, nous pourrions ensemble réduire le coût du service public.

LE SIGIDURS S’ENGAGE

Un peu d’histoire

C’est en 2010 que le Sigidurs s’engagea contre la production des déchets. Le Syndicat lance alors son Programme Local de Prévention des Déchets, accompagné et soutenu par l’Ademe. (Plus d’infos sur l’Ademe : https://www.ademe.fr/)

L’objectif : réduire de 7% la production des ordures ménagères sur son territoire. Il mène alors des actions pour réduire les Ordures Ménagères Résiduelles (la poubelle grise) et les déchets de Collecte Sélective (la jaune). Bilan : en 2015, le Sigidurs a atteint ses objectifs de réduction sur la partie historique du territoire*. Victoire ! Mais l’histoire ne s’arrêtera pas là….

*Attainville, Bellefontaine, Bouffémont, Bouqueval, Chatenay-en-France, Chaumontel, Domont, Ecouen, Epinay-Champlatreux, Ezanville, Jagny-sous-Bois, Lassy, Le Plessis-Luzarches, Luzarches, Mareil-en-France, Moisselles, Piscop, Saint-Brice-sous-Forêt, Villiers-le-Sec

Le nouveau programme de prévention

En juin 2019, après 18 mois d’élaboration, il adopte son Programme Local de Prévention des Déchets Ménagers et Assimilés (PLPDMA).
Sa cible : les Déchets Ménagers et Assimilés (DMA), soit tous les déchets produits par les ménages et ceux qui y ressemblent.

Sa durée : 6 ans, avec un bilan tous les ans.
Son objectif : -9% de production de DMA entre 2019 et 2024.

A noter : Le PLPDMA est un programme regroupant toutes les actions de réduction menées par le service public de gestion des déchets. Il est obligatoire pour les collectivités territoriales ayant la compétence collecte des déchets, comme le Sigidurs. Pour en savoir plus sur cette obligation, cliquez ici : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/cadre-general-prevention-des-dechets

Que contient ce PLPDMA ?

Axe 1 : Encourager l’éco-exemplarité

L’éco-exemplarité regroupe les actions mises en œuvre par les administrations pour réduire leur impact sur l’environnement.
Principales actions :

  • Réduire les déchets et l’impact environnemental du Sigidurs
  • Accompagner les administrations du territoire dans la gestion et la réduction de leurs déchets
  • Favoriser l’échange entre les administrations

Axe 2 : Prévenir la production de biodéchets et développer leur traitement spécifique

Les biodéchets sont des déchets biodégradables non dangereux. Ils regroupent les déchets alimentaires et les déchets végétaux. Ils représentent un tiers de nos poubelles et peuvent faire l’objet d’une valorisation organique, meilleure pour l’environnement.
 Principales actions :

  • Communiquer et former aux bonnes pratiques du jardin durable
  • Développer et faciliter l’accès au broyage
  • Favoriser la gestion de proximité des biodéchets
  • Réduire les biodéchets des gros producteurs
  • Etudier le tri à la source des biodéchets et leur traitement spécifique

Axe 3 : Réduire le gaspillage alimentaire

Le gaspillage alimentaire se définit comme étant « toute nourriture destinée à la consommation humaine qui, à une étape de la chaîne alimentaire, est perdue, jetée, dégradée ».

Chaque année en France, on évalue le gaspillage alimentaire à 10 millions de tonnes, soit une perte de 16 milliards d’euros et l’émission de 25 millions de tonnes équivalent CO2. A l’échelle d’un ménage, ce sont 20 à 30 kg de nourriture qui sont jetés chaque année, dont 7 kg encore emballés, soit une perte de près de 160 € par personne. Dans le monde, on estime qu’un tiers de la nourriture produite est jetée.
Principales actions :

  • Sensibiliser les habitants, les communes et les entreprises (ne vas pas forcement parler aux gens !) à la lutte contre le gaspillage alimentaire
  • Renforcer la lutte contre le gaspillage alimentaire en restauration collective
  • Réduire les pertes alimentaires dans les commerces de moins de 400 m²

Axe 4 : Donner une seconde vie aux objets

Le réemploi, la réutilisation et la réparation des objets permettent de prolonger leur durée de vie.
Principales actions :

  • Développer les solutions de réemploi
  • Sensibiliser et former au réemploi et à la réparation
  • Encourager l’implantation d’un espace de réemploi et de réparation sur les communes du territoire 

Axe 5 : Encourager la consommation durable

La consommation responsable est un mode de consommation durable qui conduit l’acheteur ou le citoyen à effectuer son choix en prenant en compte les impacts environnementaux à toutes les étapes du cycle de vie du produit (biens ou services). Ces produits sont moins polluants, plus économes en ressources et contribuent au progrès social.
Principales actions :

  • Accompagner les familles dans la réduction de leurs déchets
  • Réduire la nocivité des déchets
  • Renforcer le dispositif Stop Pub

Axe 6 : Etudier de nouvelles modalités de tarification du service public

Le mode de tarification du service public est un levier intéressant pour réduire les déchets. Les modes de tarification incitatives appliquent le principe du « Pollueur-Payeur », moins la quantité de déchets produite est importante, moins le montant à payer est élevé. 
Principale action :

  • Etudier les différentes possibilités de tarification incitative pour favoriser la réduction des déchets.

Je me lance !

Avez-vous envie d’agir pour la planète ? Ou tout simplement marre de sortir tous les deux jours votre poubelle ? Nous pouvons vous aider ! Nous avons identifié 3 niveaux qui vous permettront de vous lancer facilement vers le zéro déchet et de réduire votre poubelle (et votre impact sur l’environnement) à vu d’œil.

Chaque geste compte !

Coller un adhésif  Stop pub sur sa boîte aux lettres

Par ce petit geste, vous pouvez réduire de 40 kg/an la production de déchet de votre foyer. Vous pouvez vous en procurer en mairie ou au siège du Sigidurs, ou le télécharger en cliquant sur l’image. Plus d’infos sur https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/stop-pub

Réduire le gaspillage alimentaire

Chaque année, en France, on jette 15 millions de tonnes de nourriture. Un habitant jette en moyenne 30 kg d’aliments, dont 7 kg encore emballés. A l’échelle d’un foyer, réduire le gaspillage permet d’économiser 450€ sur une année, soit le prix d’une console neuve ou d’un week-end en famille à la mer.
De nombreuses astuces existent pour réduire le gaspillage alimentaire : Faire une liste de courses, ranger correctement ses denrées dans son frigo, conserver les restes et les cuisiner astucieusement… Retrouvez en d’autres sur notre page facebook !

Composter

Une petite habitude qui changera radicalement le poids de votre poubelle et évitera à des tonnes de biodéchets de finir incinérées. Composter en maison équivaut à réduire jusqu’à 120 kg ses ordures. En appartement, le compostage en pied d’immeuble permet de diminuer jusqu’à 80 kg ses ordures par an et par habitants. C’est l’une des solutions les plus efficaces pour réduire l’empreinte de nos déchets sur l’environnement.
De plus, le compostage permet de fertiliser les sols, c’est un retour de la matière organique à la terre. C’est donc un petit geste aux grands effets !

Pour composter efficacement, rendez-vous ici

Boire l’eau du robinet

L’eau en bouteille génère environ 22 kg de déchets plastique pour une famille de 3 personnes. Cette quantité est évitable en privilégiant l’eau du robinet, qui est l’un des produits les plus contrôlés en France. Pour vérifier la qualité de l’eau dans votre ville : https://www.sedif.com/territoire.aspx?communeSel=

De plus, privilégier l’eau du robinet permet de faire en moyenne 240 € d’économie par an.

Acheter des éco-recharges

Plutôt que d’acheter un nouveau distributeur de savon liquide à chaque fois, vous pouvez opter pour les éco-recharges. Le plus souvent, c’est moins cher (sauf exception dans les enseignes qui ne jouent pas le jeu…) et ça permet d’économiser une grande quantité de plastique !

Utiliser un sac réutilisable

Nous sommes dorénavant habitués à utiliser des sacs cabas pour faire nos courses. Néanmoins, au rayon fruits et légumes, ça coince… En effet, des sacs jetables présentés comme biodégradables sont en libre service. Vous pouvez privilégier des sacs en tissus réutilisables, appelés « sacs à vrac ». Petits sacs en tissu, très légers, ils sont de plus en plus acceptés chez les primeurs et dans les grandes surfaces. Là encore, cela nécessite un petit investissement (3 à 4 € les 5 sacs), mais ils sont utilisables pendant de nombreuses années. Et si vous voulez faire un peu de couture, vous pouvez les faire vous-même : Découvrez notre Tuto ici

Privilégier les produits éco-labelisés

Les produits éco-labelisés permettent de consommer de manière plus responsable. Ils sont meilleurs pour l’environnement et pour notre santé. Trouvez le label idéal sur le site de l’Ademe :  www.ademe.fr/labels-environnementaux

Aussi, vous aurez une idée de l’étendue des produits qui peuvent être plus durables.

Utiliser des piles rechargeables

On ne le dira jamais assez, les piles, c’est “cracra” pour l’environnement. En plus de contenir des produits toxiques et nécessitant l’exploitation de ressources naturelles non renouvelables, la fabrication des piles nécessite 50 fois plus d’énergie qu’elles n’en délivreront au cours de leur (courte) vie. Aussi, pour limiter les dégâts, et puisque de nombreux objets fonctionnent encore à pile, privilégiez les piles rechargeables. Là encore, c’est un investissement initial plus important que pour les piles classiques, mais qui sera très rapidement rentabilisé.

Et n’oubliez pas, pour vous débarrasser de vos dernières piles jetables, pensez à les déposer dans les bornes prévues à cet effet, en magasin ou en déchèterie. Retrouvez plein d’informations sur les piles et batteries sur corepile.fr

Utiliser une tasse

Troquer le gobelet jetable contre une tasse sympa, il y a plus compliqué. Alors pourquoi ne pas sauter le pas ?
Pour info, ce geste simple évite tout de même l’utilisation de 400 gobelets par an et par salarié…

Limiter les impressions papiers

Là encore, on n’invente rien ! Mais il est temps de se lancer.
On imprime le strict nécessaire et on fait passer les documents à ses collègues plutôt que de l’imprimer plusieurs fois. Utiliser l’option « aperçu avant impression » peut sauver des vies ! (et des arbres). Alors n’hésitez plus, des impressions plus sobres, c’est une planète (et des humains) qui se portent mieux.

 

Et voilà, c’est la fin du niveau 1. Alors, heureux ? Vous voyez, réduire ses déchets, ce n’est pas si compliqué. Il suffit de se lancer.
Une fois ces petites habitudes qui changent (un tout petit peu) le quotidien, passez au niveau 2. Promis, ce n’est pas beaucoup plus difficile.

Acheter en vrac

L’offre d’achat en vrac ne cesse d’augmenter : magasin bios, grandes surfaces, producteurs locaux… Et pour cause ! En plus de supprimer l’utilisation d’emballages uniques jetables, le vrac permet d’acheter la juste quantité dont nous avons besoin : on limite aussi le gaspillage !

Pour se lancer, rien de plus simple : pour l’achat, vous pouvez utiliser des petits sacs à vrac (voir niveau 1 : Utiliser un sac réutilisable et mettez de côté vos bocaux en verre, vous pourrez y conserver vos denrées une fois rentré à la maison.

Acheter d’occasion

La consommation de biens génère une forte pression sur l’environnement. En effet, l’exploitation des ressources, le transport et la fin de vie d’un produit engendrent d’importantes pollutions. En limitant cette consommation, on limite aussi les effets qu’elle a sur l’environnement. Aussi, éviter d’acheter des produits neufs lorsqu’on en a l’occasion (ahah, jeux de mots !) s’avère être un réel acte militant ! On offre ainsi une seconde vie à un produit qui aurait pu finir à la destruction et on évite l’utilisation de nouvelles ressources. Et le mieux, c’est que cela permet aussi de faire des économies !

Faire ses propres produits d’entretien

Le saviez-vous ? L’air intérieur est souvent plus pollué que l’air extérieur (source : https://www.airparif.asso.fr/pollution/air-interieur-generalites)

Fabriquer ses propres produits d’entretien est une bonne solution pour réduire cette pollution silencieuse.
3 autres points très positifs : cela réduit les emballages, augmente le pouvoir d’achat et enfin, avec très peu de produits, on peut nettoyer efficacement toute la maison.

Pour vous lancer, faites un tour sur notre page facebook ou notre page youtube pour voir nos tutos sur le sujet.  

Utiliser des cotons réutilisables

La salle de bain est, avec la cuisine, les lieux où nous jetons le plus. Un petit geste simple est de remplacer les cotons démaquillants jetables par des cotons réutilisables lavables. Double avantage : plus besoin de surveiller les stocks et on fait des économies !

Les cotons lavables nécessitent un investissement initial (une quinzaine d’euros pour 10 cotons, en cotons bios) mais ne coûtent rien en fonctionnement. Ils doivent être lavés en machine avec le reste de votre linge.

Vous pouvez aussi choisir de les fabriquer vous-même, nous vous expliquons comment faire sur ce tuto vidéo

Faire ses propres produits cosmétiques

Là encore, faire ses propres produits cosmétiques vous permettra de réduire votre facture, votre production d’emballages et surtout, de savoir ce que vous appliquez sur votre peau. Cela nécessite un peu plus de matériels et d’ingrédients que pour les produits d’entretien, mais une fois lancé(e), on ne s’arrête plus !
Vous trouverez sur internet des alternatives au shampoing, au dentifrice ou à la crème hydratante traditionnels.

Pour commencer, vous pouvez regarder comment faire soit même son déodorant, en regardant la vidéo ici 

Offrir des cadeaux dématérialisés

Noël, anniversaires, fêtes des mères et des pères… Les occasions sont nombreuses pour offrir des cadeaux à nos proches. Et si cette année on innovait un peu ?
Laissez tomber le traditionnel livre de poche ou la super friteuse nouvelle génération, offrez plutôt une expérience !

Places de concerts, carte cinéma, exposition, ateliers, carte cadeau… Les choix sont nombreux pour offrir un cadeau dont on est sure qu’il ne finira pas à la poubelle et qui n’a même pas besoin d’être emballé.

Donner/vendre

Nous parlions plus haut d’acheter d’occasion, le zéro déchet est aussi l’occasion (ahah encore un jeu de mot !) de trouver des alternatives à la poubelle pour les biens que l’on ne veut plus. Aujourd’hui, les solutions sont nombreuses pour se débarrasser d’objets : petites annonces papiers ou sur internet, réseaux sociaux ou traditionnelles brocantes de village, ne jeter plus ! Vendez ! Ou même mieux : Donnez !
Pour cela, vous pouvez vous tourner vers les ressourceries (http://laressourcerie.imaj95.fr/ sur le territoire du Sigidurs, et dans toute l’Ile de France : http://www.reemploi-idf.org/structures-reemploi-solidaire-ile-de-france/) ou vers les sites d’Emmaüs.
Et voilà un beau geste social et environnemental !

Adopter les réflexes du Jardin Durable

Le jardin génère une quantité importante de déchets (en moyenne 32 kg/an pour un habitant du Sigidurs en 2019). Des gestes simples peuvent réduire cette quantité et amélioreront la qualité de votre sol et de la biodiversité de votre jardin.
Pour tout savoir, suivez le guide


Alors ce niveau 2 ? Ce n’était pas la mer à boire n’est-ce pas ? Un peu plus d’investissement personnel est nécessaire, mais votre poubelle et la planète vous disent merci. Et votre santé également, car si vous ne le faites pas pour la planète, faites-le pour vous.

Désormais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Lancez-vous vers le niveau 3. Plus que des actions sur la réduction des déchets, c’est un chemin vers un mode de vie plus sain vis-à-vis de la consommation.

Louer plutôt qu’acheter

Pour des besoins ponctuels, comme tailler ses haies, utiliser du matériel de bricolage ou du matériel festif, la location est à privilégier. En effet, elle participe à l’économie circulaire, en optimisant l’utilisation du matériel loué.
Plutôt que de dormir 95% du temps dans un garage, un matériel loué est beaucoup plus utilisé, et donc plus rentable d’un point de vue environnemental. Louer, ou se faire prêter du matériel, c’est mutualiser nos ressources et limiter la production de déchets nocifs, de type Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques notamment.

Retrouvez plus d’informations sur le poids réel de nos objets et les solutions de consommation responsable : https://presse.ademe.fr/2018/09/consoresponsable-lademe-a-etudie-la-face-cachee-des-objets.html

Réparer

Lorsqu’un appareil est défectueux, l’ancien réflexe, c’est de le jeter. Or, en deux/trois coups de tournevis, on peut souvent visualiser la panne, et ainsi essayer de la réparer. Ça demande un peu de technique, mais vous pouvez vous faire aider dans des Repair Café, espaces conviviaux où l’on peut apporter ses appareils pour les faire réparer.

Plus d’infos sur : https://www.ademe.fr/expertises/dechets/passer-a-laction/eviter-production-dechets/reparation et sur https://repaircafe.org/fr/

Et pour allonger la durée de vie de vos objets, rendez-vous ici : https://longuevieauxobjets.gouv.fr/

Réemployer

Détourner des objets pour les détourner de la poubelle. Vous voyez le concept ?
Plutôt qu’un long discours, voici quelques photos pour illustrer ce beau principe de réduction des déchets :

Retrouvez d’autres idées sur notre page Youtube et découvrez comment construire ce fauteuil en cliquant ici.

 

 

Consommer local et de saison

La consommation locale évite le transport de marchandise à travers les continents. Ainsi, on favorise les producteurs locaux, respectueux des normes sanitaires européennes. Vous pouvez aussi vous tourner vers l’agriculture biologique, qui favorise l’essor de la biodiversité et est meilleure pour la santé, mais privilégiez toujours ce qui est produit de manière raisonnée à côté de chez vous. De plus, la consommation de produits de saisons limite l’utilisation d’énergie ou d’engrais chimiques. Un légume ou un fruit qui pousse à la bonne période est meilleur pour la santé et a meilleur goût. Et ça, mine de rien, ça limite aussi le gaspillage alimentaire. 

Pour connaitre les fruits et légumes de saison : https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/calendrier-fruits-legumes-de-saison.pdf

Utiliser des produits d’hygiène féminine réutilisables

Coupe menstruelle (Cup) ou serviette lavable permettent de réduire la production de déchets liée aux règles. En plus d’éviter la production de tampons et serviettes jetables non recyclables, elles sont plus économiques et souvent plus saines.

Utiliser des couches lavables

L’arrivée d’un bébé est l’occasion de grands bouleversements. Il donne parfois l’opportunité de changer son mode de consommation, notamment à travers l’achat d’articles de puériculture durables plus sains pour la santé de nos petits bambins.

Aussi, le passage des couches jetables aux couches lavables génère plusieurs avantages :

  • Tout d’abord, d’un point de vue santé : les couches lavables, souvent en tissus issus de l’agriculture biologique, limitent l’utilisation de produits chimiques. A l’inverse, les fabricants de couches jetables n’ont aucune obligation d’indiquer la composition des couches sur les produits
  • Ensuite, elles produisent moins de déchets : en moyenne, 284 kg/an/enfant (majoritairement issus du traitement de l’eau nécessaire à leur lavage), contre 804 kg/an/enfant pour les couches jetables.
  • Enfin au niveau économique, l’utilisation de couches lavables revenant 2 à 3 fois moins cher que les couches lavables. A noter également que si elles sont bien entretenues, les couches lavables peuvent être réutilisées pour plusieurs enfants.

Même si à première vue, on peut penser que les couches lavables sont un retour en arrière, elles ont beaucoup évolué ces dernières années pour simplifier leur utilisation et limiter les contraintes.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter ce site : https://www.qqf.fr/infographie/66/on-fait-le-match-couches-jetables-vs-couches-lavables


Et voilà
, vous êtes un expert du zéro déchet. Vous pouvez être fier de vous. Si vous avez besoin de conseils ou d’autres suggestions d’actions, n’hésitez pas à nous contacter par mail sur prevention@sigidurs.fr